Temps fort désormais de la saison à Égliseneuve d’Entraigues, l’association La mémoire des marchands de toile convie amis et public à un évènement, le samedi 5 août de 14h30 à 17h30 au Foyer rural, intitulé : « la mémoire des marchands de toile : représentation et imaginaire ».
Cet évènement est organisé grâce au soutien de la commune d'Egliseneuve- d'Entraigues (Puy de Dôme) et à l'aide du Conseil régional Auvergne-Rhône Alpes.
L’association éponyme poursuit le récit de ces commerçants itinérants issus de l’émigration de l’Artense et du Cézallier au XIXème puis au XXème siècle : Égliseneuve d’Entraigues était au centre de «cette terre sainte ». Personnage emblématique de ce terroir, la figure du marchand de toile est présente ou représentée dans la littérature contemporaine et régionale.
Le colporteur est l’ancêtre du marchand de toile. Depuis Balzac, il y a une véritable littérature du colportage : l’illustration la plus célèbre est Le colporteur et la mercière de Claire Kraft-Pourrat (1982), à la fois récit et enquête qui consacre plusieurs pages aux marchands de toile devenus des négociants voyageurs.
Le sujet, c’est la manière dont est évoqué le marchand de toile, parfois son prédécesseur, le colporteur, par un certain nombre d’écrivains qui les dépeignent ou les imaginent avec leur style et leur grammaire propres. Cette rencontre, non académique et conviviale, permettra d'évoquer, en se référant à un certain nombre d'auteurs, la figure, l'image du marchand de toile dans la littérature et de sa représentation dans les romans, contes et autres récits toujours enracinés dans un terroir d’origine.
La découverte de cette profession de migrants a inspiré et séduit Anne Clairet qui lui consacré avec bonheur un ouvrage qui brosse passé et présent, société et personnalités, rassemblé dans l’évocation du négociant voyageur. Son Histoires de marchands de toile (2020) a été préfacé par Marie-Hélène Lafon qui, avec son écriture caractéristique, en fait des « marchands de rêve » qu’elle a découverts au pays de la Santoire, dans le Cantal, avant qu’ils « partent dans le voyage » après avoir fermé « leurs belles maisons ». Marie-Hélène Lafon nous fait l’amitié d’être présente.
Figurera également Carole Anne Servat, une conteuse locale inspirée par l’aventure de ces marchands porteurs de rêves et d’imaginaires, nous dira « La quête des sept fils merveilleux ». Marion Krauthaker, universitaire et chercheuse, a des attaches tout près d’Egliseneuve. Elle nous fait l’honneur d’évoquer Marie-Aimée Méraville, écrivaine rurale, qui a écrit des passages savoureux de son œuvre, en particulier dans « Le coffre à sel », consacrés aux marchands de toile côtoyés dans sa famille.
La rencontre sera animée par Jean François Serre, président de la mémoire des marchands de toile